Par contre, tous s'accordent en général à dire que la plus ancienne référence faite au Feng Shui se trouve dans un poème de la dynastie Thou (1046-256 avant J.-C.).
Dans ce poème, le héros Liu mesurait l’ombre du soleil grâce à un gnomon et notait les directions cardinales, afin d’établir les versants adret et ubac des montagnes, source de la théorie du Yin-Yang.
Le terme Feng Shui fut employé pour la première fois au quatrième siècle de notre ère dans le Livre des Funérailles (Zangshu 葬書), on utilisait surtout alors le Feng Shui pour orienter les tombes des morts (Yin Feng shui 陰風水 ou Yin Zhai 陰宅), car dans la croyance chinoise, le pouvoir des ancêtres est énorme et il porte toute la destinée d’une lignée en aidant celle-ci s’ils sont « contents » de leurs descendants.

En Chine à cette époque on croyait à la puissance de l'énergie des ancêtres. On retrouve cette croyance chez de nombreuses civilisations encore de nos jours et particulièrement chez les peuplades qui ont gardé une culture/culte des esprits/anciens intacte.
Le but du Yin FS était donc de satisfaire les anciens pour pouvoir s'approprier la puissance des ancêtres pour que la future lignée vive une vie de bonheur et de prospérité.
Une tombe mal orientée chagneait en fait le pôle de cette énergie et pouvait faire que la lignée ne prenne pas un chemin recommandable (brigand, voleurs, escroc, mafieux etc..).
Cependant l’art ancien pour harmoniser les lieux existait bien avant cette appellation. Les taoïstes pratiquaient une technique de détection des énergies connue sous le nom de Kan Yu (堪 輿) , la méthode pour examiner le Ciel et la Terre.
Dans le livre des funérailles on trouve : "Le Feng (le vent) de type Yang, il disperse l’énergie et l’aide à circuler. Le Shui (l’eau) de type Yin, il la retient (elle s'accumule) et la calme".
C'est sur ce court passage que s'appuie par la suite ensuite le FS des Yang Zhai (陽宅), le Feng shui des maisons.
L'eau joue en effet un rôle très important dans le FS des maisons.

Actuellement le Feng Shui peut se définir comme une ancienne pratique chinoise (mais oh combien encore d'actualité) pour capturer les "bonnes" et atténuer les "mauvaises" forces de la Nature (notamment des montagnes et de l'eau) dans le but de promouvoir sa santé, sa prospérité, son harmonie, sa vie amoureuse, sa vie sociale et sa vitalité.
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